Marinette, Tata....

Lundi 7 août 2006

Les naissances des enfants de mes soeurs sont des moments incontournables de mon existence, d'où la création d'une rubrique exclusivement consacrés à eux cinq (pour le moment....!).

L'aventure de (Tata) Marie a débuté à l'automne 1997, quand ma soeur Hélène (n°3 sur 5) et son concubin Stéphane nous annoncèrent à Mathilde (n°4 sur 5) et moi qu'ils attendaient un enfant pour juin 1998... Bon, il est vrai qu'on est plutôt sensibles dans la famille mais je ne peux toujours pas décrire l'émotion intense que j'ai ressentie à ce moment là...

Du haut de mes 14 ans, je trouvais formidable l'idée d'être tata, que ma soeur devienne Maman... Très honnêtement, ce dimanche soir là, leur attente est devenue un peu la mienne...

L'automne et l'hiver défilèrent et déjà le bébé arrondissait le ventre de ma soeur et se manifestait à l'occasion, parfois même sous ma main... C'était magique! Ce bébé faisait partie de ma vie et en plus je faisais partie de la sienne...

15 février 1998, dimanche après-midi... En visite chez ma soeur et mon beau-frère... Autour d'un café, nous évoquons bien sûr le bébé... Tout à coup, tout s'accélère, et des paroles prononcées par Hélène atteignent mes oreilles: "Tu voudrais bien être la marraine de notre Bébé?".  Submergée est le mot juste, sans rien contrôler, je pleurais à chaudes larmes et j'ai répondu stupidement "Tu veux que je pleure tout de suite ou maintenant??"... Par solidarité, les futurs parents et mes propres parents pleurèrent avec moi. C'était signé, je serai la fière marraine de cet enfant..

Je ne sais plus à quel moment exact de la grossesse, mais j'ai pu assister un jour à une échographie... Je ne me souviens de rien si ce n'est de ce bruit sourd, ce bruit qui illustre mieux que tout autre la vie : son coeur qui bat à tout rompre... Quelques larmes vite essuyées, non non, je pleure pas, je t'assure Hélène...Ce n'est pas mon genre de craquer pour si peu...

Au printemps, les parents de Bébé se dirent oui devant monsieur le Maire. Un peu avant ou un peu après (ma mémoire défaille sur les dates) nous avons su que Bébé était une fille et qu'elle se prénommerait Léonie... L'attente se fit alors plus concrète pour moi, je serai la Tata de Léonie, je jouerai avec Léonie, je calinerai Léonie....

1er juin. Quelques semaines plus tard, après un week-end en excursion à Taizé, je suis rentrée à la maison avec mes parents et ai filé raconter mon voyage à ma Mamama...lorsque ma mère entra en courant et en disant en alsacien "je suis grand-mère..." .  Je n'y comprenais pas grand chose à l'alsacien, mais là je n'ai pas eu besoin d'interprète....

Vite, tout le monde en voiture, on passe chercher le frangin et direction la maternité.

Léonie est en Néonatologie, ma soeur est en maternité, elle resplendit, elle est Maman... Les quinze premiers jours, Léonie n'avait de contact qu'avec ses parents... Nous nous pressions derrière la vitre du service pour la voir et l'admirer...

Le 16 juin, sortie officielle de Léonie, direction sa maison... Une visite s'imposa ce soir-là, et enfin, j'ai pu la toucher, la prendre dans mes bras et lui dire au creux de l'oreille tout ce que je rêvais de lui dire depuis ce soir d'automne où j'ai su qu'elle arrivait... Nouvelle vague d'émotion... No comment, j'en pleure encore aujourd'hui...

Et les années passèrent, entre les petits sommes et les vraies siestes à ses côtés, les promenades, les tours de toboggan, les parties de loto, les épisodes d'"un gars une fille" et de "T'choupi", les câlins, les bisous et les "Je t'aime"... Léonie est unique, elle est extraordinaire, elle m'a certes fait devenir Tata mais m'a surtout appris l' Amour avec un grand A... L'Amour qui partage les soucis, les doutes et les épreuves, l'Amour qui donnerait tout pour cette nièce qu'on aime tant...

Léonie ne cesse de nous dire qu'elle nous aime....mais je n'arriverai jamais à lui dire combien je l'aime...

On m'avait prévenue, mais c'est encore plus fort que tout ce que je pouvais imaginer...

Multikiss, Maxitchao...

 

Par Marinette
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Mercredi 23 août 2006

Début novembre 1999, je crois… Tranquillement installée (avachie serait plus juste) sur le canapé chez mes parents, ma grande sœur (l’aînée) me tend un emballage de billet de concert… « Oui, merci, c’est le billet pour le concert de Lynda Lemay… Merci… ». Elle était décontenancée la sœur, tous les regards braqués sur nous… Mais que me veulent-ils? Bon, j’ouvre l’enveloppe….

Mais, mais …mais, c’est une échographie! Ouah, ma grande sœur attend un Bébé, pour début juin…

Rechamboulement interne, un neveu ou une nièce est en route pour la grande aventure de la vie, ça fait mal dans la poitrine, ça y est mon cœur s’est agrandi… Et le Bébé fait déjà partie de moi, de ma vie, de mon histoire. Il ne m’en fallut pas plus que cette petite image en noir et blanc pour l’aimer à jamais… Larmes, fierté, joie… Je ne peux rien cacher tant c’est intense…

Noël, Nouvel An… Que de moments passés ensemble… Et ce Bébé qui grandit en elle… L’an 2000 est là, c’est pour cette année…

Les mois passent, quelques échographies supplémentaires, c’est un garçon! Non, on ne lui fera pas de couettes, on ne jouera pas à la poupée avec lui… On remplacera tout ça par les petites voitures et les gentilles bagarres… Ce sera rigolo… Encore quelques semaines, et un soir nous apprenons qu’il s ‘appellera Anatole… Pour ma part, la surprise est de taille, c’est étonnant comme prénom… Mais je sais déjà que ça lui ira bien.

Voyage aux Etats-Unis avec le lycée, février 2000... La France me semble loin, et, sans aucune raison, je m’inquiète… Pourtant, tout va bien. Tata Marie va se calmer grâce aux bras attentionnés qu’elle attendait depuis si longtemps. Ma love story ne dure pas, je suis blessée, sincèrement, mal dans ma peau, mal dans ma tête… C’est dur d’avoir 17 ans. Surtout quand on croit avoir perdu son meilleur ami et son amour… Dans de pareils cas, rien de tel que des frangines pour se sentir entourée, comprise et aimée. Elles ne s’en souviennent sûrement pas, les frangines, mais moi je sais qu’elles ont été très importantes à ce moment là…

Quelques soucis familiaux, Mamama ne va pas très bien, on s’inquiète, les temps sont durs, mais on sait que Valérie porte la vie… Jolie façon de se dire que la vie est belle, et Mamama fera tout pour voir ce nouvel arrière-petit-fils…

Ma sœur semble épanouie, vit sa grossesse en rayonnant un peu plus que d’habitude… Fin mai déjà, on attend…

C’est long, une grossesse… C’est long, neuf mois…

2 juin 2000. C’était hier. Soirée diapos USA au bahut. Vous me croyez si vous voulez mais je me vois encore assise sur un banc dans la cour à dire à mes copines « peut-être que ma grande sœur est en train d’accoucher ». BINGO!

Retour à la maison, douche rapide… Voilà que mon père hurle derrière la porte de la salle de bains que Valérie veut me parler… OK, je la rappelle après. Il insiste, je comprends… Dégoulinante de Fructis je sors, manque de tomber, attrape le téléphone à la volée… Une petite voix fatiguée m’annonce qu’Anatole est né, que tout le monde va bien, malgré la difficulté de l’accouchement, et les angoisses de la sage-femme qui met un nouvel enfant au monde elle-même… A cet instant, toute la pression retombe! Mine de rien, c’est stressant pour une petite sœur de savoir son aînée enceinte, on s’inquiète, on se fait des films… Anatole est là, je suis rassurée…

C’est un peu Hiroshima à la maison : vite, la voiture, on passe chercher le frangin, puis Maman, il est déjà tard mais nous sommes V.I.P. Nous aurons le droit de le voir ce soir, même s’il est 22h passé lorsque nous arrivons à la maternité…

Nouvel bouffée d’émotion, sensation de chaleur, douleur à la poitrine… Et oui, mon cœur s’agrandit à nouveau en le voyant, si paisible dans son berceau… Les parents rayonnent, la maman a souffert, le papa s’est inquiété, mais ils savourent…!

Tout contre moi, Anatole découvre ma voix, mon odeur, mes mains… Il entend des chansons et des mots doux qui abondent sans cesse. Comment l’amour peut-il nous submerger si vite…? Beau mystère de la vie? Instinct primitif? Je m’en balance, c’est si bon, ces premiers instants…Larmes, émotions, je vous passe les détails…

Les mois, les années, tout défile si vite… Il est déjà bien grand mon neveu Anatole… Et l’amour que j’ai pour lui a muté, il a évolué au gré des évènements vécus ensemble, il a évolué avec lui, sa verve, ses questions, sa tendresse bien particulière… Je l’aime différemment que ce nourrisson qui dormait dans mes bras, mais je l’aime toujours si fort…

Instants complices, petits jeux, soirées en tête à tête… Avec lui aussi, tous les moments passés sont magiques… Il est tendre, mais sans l’avouer, il aime, mais sans le dire… Espiègle, taquin, coquin, mignon, drôle, intéressé, cet enfant m’a déjà réservé beaucoup de surprises, beaucoup de rires. Même dans les moments « d’autorité », je souris en silence de sa vivacité…

Ces souvenirs, c’est principalement avec lui que je veux les partager. Nous en avons fait notre rituel. Lorsque ses parents nous laissent passer une soirée ensemble, nous nous installons à la cuisine, il m’aide à préparer la pâte à crêpes, et, inlassablement, me demande de lui raconter l’histoire, son histoire, notre histoire… Je lui conte alors ce que je viens de vous dire… Curiosité aiguisée, il écoute, l’œil pétillant, ma vision sur sa venue au monde… Il rigole, demande des détails. Il est fier de ça, de son histoire, et, je crois, de l’amour que nous avons pour lui… Il me taquine, parce que j’ai pleuré de joie en le voyant la première fois, parce que « tu pleures toujours, toi!! »… Ensuite, nous mangeons nos crêpes quasi religieusement, sûrs et fiers de l’amour que nous éprouvons l’un pour l’autre…

Les photos, les objets, les souvenirs, très bien… Mais pour ces moments passés ensemble, ces histoires communes, ces regards complices et ces rigolades, ces parties de jeux vidéos ou de jeux de société, … pour tout ça, seuls nos souvenirs et nos ressentis comptent. Anatole demande que je mette des mots sur ces souvenirs… Nous continuerons donc longtemps à nous réunir autour de nos traditionnelles crêpes, jusqu’à ce qu’un jour prochain, il mette à son tour des mots sur les souvenirs qu’il a de ces moments…mon nouveau millénaire nommé Anatole!

 

 

Multikiss, Maxitchao

Par Marinette
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Jeudi 12 octobre 2006


Noël 2002. Ma sœur Hélène, son mari Stéphane et leur fille Léonie viennent passer les fêtes en Alsace. Habitant en région parisienne, ils restent bien évidemment quelques jours.

23 décembre 2002. En voiture avec Hélène, elle me glisse tout doucement qu’ils ont décidé d’avoir un deuxième enfant… J’étais surprise, étonnée, ravie. Je ne m’y attendais pas, je n’y avais pas réellement pensé en fait… Mais je suis dans la confidence, il va falloir que je tienne ma langue, je sais déjà que cela risque d’être un supplice…

Les fêtes passent, leur petite famille retrouve la région parisienne, tandis que ma petite vie d’étudiante infirmière continue doucement.
Un samedi, en février 2003. Je passe le week-end chez mes parents. Hélène le sait, et en général, si elle veut me parler, elle téléphone chez eux… Mon portable est abandonné dans un coin, je pose les yeux dessus sur les coups de 11h30 du matin (c’est précis, je sais), et je découvre qu’elle a tenté de m’appeler… Animée par un heureux pressentiment, je m’empresse de me planquer dans ma chambre pour écouter son message : elle me demande de la rappeler.
Mon cœur s’emballe, je compose le numéro à toute vitesse. Un petite voix fatiguée et souriante (ça s’entend) me répond : « je voulais juste te dire que… par rapport à ce que je t’ai dit… Je viens de faire un test de grossesse… Je suis enceinte ».
La nouvelle est annoncée. C’est exceptionnel! Dans le capharnaüm de ma chambre, j’exulte, je ris bêtement, je verse ma larme… Léonie aura un petit frère ou une petite sœur… Brève conversation, félicitations… Il est temps de raccrocher.
C’est l’heure du repas, j’ai un sourire béat sur les lèvres, mes parents et mon frère ne comprennent pas… Je bouillonne d’émotion, je suis si contente pour eux trois…
En mars, à la fête des grands-mères me semble-t-il, la nouvelle est annoncée aux grands-parents. Mon supplice du silence est enfin terminé, on peut partager et parler de cette grande nouvelle.

La région parisienne et l’alsace, ce n’est pas la porte à côté… Le ventre de ma sœur s’arrondit loin de mes mains. A chaque fois que nous la voyons, nous en profitons au maximum… Je me souviens particulièrement d’une après-midi passée aux thermes en Allemagne. Dans l’eau, Bébé se débattait et réagissait sans cesse.
Je ne sais plus les dates précises, mais nous avons su que ce Bébé était un garçon, et qu’il s’appellerait Augustin. Joli prénom, qui va à merveille avec celui de sa grande sœur.
Cette grande sœur qui l’attend déjà impatiemment sans trop savoir à quoi s’attendre… Elle savait juste que le Bébé était dans le ventre de sa maman, et, en bonne frangine qu’elle est, souhaitait faire découvrir à « ‘ti frère » le goût des flans au chocolat par le nombril d’Hélène…

Été 2003... Canicule. Ma sœur doit être hospitalisée, pour des problèmes divers et variés. On ne va pas rentrer dans les détails. Il était prévu que je passe quelques jours chez eux avant de filer passer des « vacances croix-rouge » en Vendée.
J’ai donc vu ma sœur hospitalisée, j’ai pu passer un peu de temps avec elle, avec Léonie, avec mon beau-frère. Tenter d’aider, filer un petit coup de main, passer des moments magiques avec ma filleule. Mais j’étais si inquiète… Peur que tout ne se passe pas bien, peur que ma sœur craque… On était fin juillet, Bébé est prévu pour octobre… Peur de tant de choses, tellement de doutes, de craintes, si dur à relativiser. Pourtant Augustin semble bien se porter…

Les semaines défilent à toute allure… Hélène est alitée, contrainte et forcée. Je me sens loin, ce serait si facile si je pouvais aller passer une ou deux heures de temps en temps, pour passer le temps, la divertir, m’occuper d’elle… L’éloignement géographique rend impuissant, la petite sœur que je suis se sent un peu inutile…

Septembre 2003. Hélène semble s’impatienter, je la comprends… Sa voix parait fatiguée. Mais Augustin semble se porter comme un charme, lové au creux de sa mère. Sa chambre est prête, sa sœur l’attend, nous aussi…

5 octobre 2003. Un dimanche pluvieux. La naissance d’Augustin sera sûrement déclenchée demain matin. Pour pouvoir s’occuper de Léonie, pour être présents pour leur deuxième petit-fils, mes parents prennent la route pour la Seine-et-Marne. Je me vois encore, debout, en pyjama, sur le perron de la maison. Je les regardais partir et je pleurais toutes les larmes de mon corps. Déçue de ne pas pouvoir aller avec eux. Peur, inquiétude. Sentiment d’impuissance.

6 octobre 2003. 7h30. Mon téléphone sonne alors que je suis sur le chemin de mon stage en psy. Hélène, riante, m’annonce qu’elle part en maternité. C’est sûr, c’est pour aujourd’hui.
Longue matinée, téléphone éteint au fond du vestiaire. Des dizaines de parties de Triomino, de baby-foot. C’est un supplice interminable.
Midi, enfin. Je sors manger, allume vite mon portable… Au milieu d’une allée de platanes, il sonne. Cette fois, c’est une Hélène fatiguée qui m’annonce qu’Augustin vient de voir le jour et qu’il se porte bien…tout comme elle…
Je me sens si légère, si heureuse, je pleure toute seule au milieu de l’hôpital.

Le soir même, le billet de train est réservé. Samedi 11 octobre, 6h30, départ. J’ai dû arriver à la gare RER vers 14h.
Interphone, ascenseur, la porte s’ouvre sur une famille radieuse : ma sœur porte Augustin, Léonie, dans les bras de son père, caresse tendrement son frère. J’en pleure encore.
J’ai rapidement fait le plein de câlins, de bisous, de changes, de bains, de toutes les merveilles que ce petit être en devenir voulait bien me donner… Et il était généreux de ce côté-là…Sa bouille est si craquante, qu'on ne peut que fondre d'amour...

La distance m’a fait créer une relation différente avec lui. À chaque nouveau voyage en Alsace, il nous fallait quelques heures pour nous reconnaître, nous apprivoiser, nous retrouver. Et à nouveau, nous faisions le plein de tout ce que nous ne pourrions pas échanger avant les prochaines vacances scolaires ou le prochain passage de la Marinette à sa maison, à lui.

En juillet 2005, toute la petite famille a repris le chemin de l’Alsace. Augustin et moi nous voyons donc beaucoup plus régulièrement. Nous rions et parlons différemment. Il me connaît, je le connais.
Je me sens un peu plus fière à chaque fois qu’il m’appelle « ma Marie ». Je l’aime un peu plus à chaque fois que je le vois.
Nous avons nos jeux, nos habitudes. Il aime se perdre dans mes bras pour que nous lisions ensemble un de ses livres. Il aime jouer à me réveiller, à me grimper dessus, à faire des roulades avec moi.
C’est un petit frère formidable, aimant et compréhensif. Du haut de ses trois ans, il comprend et lit en sa sœur comme je sais que je ne saurai jamais le faire. Il l’aime pudiquement, avec un petit côté indifférent comme son parrain avec ses sœurs. Il sait, sent, comprend, et aime infiniment.
Un petit frère qui sera toujours là, un petit frère sur qui Léonie pourra toujours compter, j’en suis sûre. Un petit frère qui a déjà tout d’un grand.

J’aime son petit bout de caractère déjà bien trempé, ses réveils difficiles, son côté fripon, coquin.
J’aime ses yeux malicieux, son amour pour le jardin, pour les tracteurs.
J’aime son amour des acrobaties.
J’aime ses spectacles, ses mises en scène.
J’aime ses câlins, sa tendresse.
J’aime ses petites mains qui font tourner ma tête lorsqu’il me dit « je te dis un secret dans l’oreille ma Marie ». Et que, ses lèvres collées à mon oreille, il susurre « je t’aime tout fort, moi! ».
J’aime ses yeux, qui pétillent sans cesse…
J’aime ses questions pertinentes et intéressées.


Si vous demandez à Augustin qui je suis, il ne vous dira qu’un simple « Marie », parce que je refuse en bloc le « tata » traditionnel. Parce que le tata me vieillit. Et parce que comme ça, je ne suis pas une tata parmi les tatas, je suis Marie, tout simplement…
Tourne ta tête, Augustin, j’ai un secret à te dire, un secret éternel, une vérité immuable… « Je t’aime tout fort, moi! »…
Et bientôt, quand tu seras un peu plus grand, nous partagerons d’autres choses, différemment, nous nous découvrirons autrement. Peut-être oseras-tu encore te confier un peu à moi…  Pour ma part, je ne serai jamais bien loin pour veiller sur toi et t ‘apporter mon soutien quand tu en auras besoin.

Multikiss, Maxitchao…
Par Marinette
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Mercredi 22 novembre 2006
Mathilde et Maxime. Mathilde, c’est ma sœur, la n°4. Je suis la n°5. La plus proche de moi en âge. Maxime et elle partagent leurs vies depuis…ouf…au moins…! Ils ont six ans de plus que moi. J’ai partagé beaucoup de choses avec eux ensemble, et séparément aussi.
Nous nous suivions de peu dans les étapes de nos vies respectives.

24 février 2004, je crois. Dans un bar colmarien. Une petite bière devant Marinette. Et Mathilde qui sort, comme ça, innocemment :
« -C’est bien que tu prennes un peu d’alcool, parce qu’on a quelque chose à t’annoncer! ».
Rien que ça, et je pleurais, sans trop oser croire que j’avais bien deviné.
« -On attend un enfant! ».
C’est parti. Les larmes coulent à flot et un sourire béat se scotche sur mes lèvres. À peine le temps d’essuyer mes joues, de reprendre mes esprits, de les embrasser et les féliciter, voilà Max qui renchérit :
« -Ça te dirait d’être la marraine? ».
Bien sûr! Re-larmes. Re-sourire débile. Re-bisous.
Et je me suis sentie vieillir, de les savoir bientôt parents.

Il a fallu que je me taise. Que je garde le secret. Le délicieux secret.
Quelques jours plus tard, les frangines ont été mises au courant. Puis les parents et le frangin.
Le printemps, les bourgeons, un ventre qui ressort.
Et un ventre qui réjouit. Des coups de pied qui impressionnent.
On ne saura ni le prénom, ni le sexe du bébé.
Qu’importe! Je l’aime, rien n’y peut changer.

Les visites régulières dans leur cocon m’ont permis de sentir de près l’approche de ce petit bout.
Quelques photos mises pêle-mêle dans un cadre pour me permettre de patienter, de lui faire découvrir sa famille, les siens, ceux qui l’aiment déjà, avant même qu’il ne prenne sa première bouffée d’air.

16 septembre 2004. Futur Papa est en déplacement. J’accompagne donc ma sœur à sa dernière visite chez Docteur. L’échographie. Je vois Bébé, je l’entends. Il est là, prêt à sortir, et moi, je me permets de l’épier grâce à cette sonde qui renvoie une image noire et blanche sur l’écran. Docteur n’est même pas étonné par mes larmes. Il a tellement l’habitude… Il ne saisit pas la magie de l’instant.
Mathilde et moi passons la soirée ensemble. Elle est prête à faire le marathon, tellement elle marche vite. Elle ne dit rien, mais on voit qu’elle a mal. Je retourne  à mes pénates, avant ma dernière journée de stage en cardiologie.
Parlons-en de cardiologie…

17 septembre 2004. 5h30. Je viens de me réveiller quand mon téléphone sonne. C’est Maxime. Avant même de décrocher, je pleure. Je frôle l’arrêt cardiaque.
Ils sont à la maternité. Imminent Papa tousse comme jamais, j’ai du mal à saisir tout ce qu’il me dit, il est question d’un rendez-vous avec le cuisiniste. C’est un peu surnaturel comme conversation, mais j’accomplis ma mission de messagère.
Cette dernière journée de stage est interminable. À chaque fois que le téléphone sonne, je guette. C’est peut-être eux. Bébé est peut-être né.
Les minutes passent, les heures défilent, elles sont interminables. Ma sœur, mon frère, mes parents et moi restons en contact permanent. Rien. Il n’y a que Valérie, l’heureuse sage-femme, qui sait vu qu‘elle y est…

21h42. Dans mon petit chez moi résonne enfin le téléphone. Je décroche, tremblante. Basile est né. J’exulte, je pleure.
Nous ne pourrons pas le voir ce soir, il est trop tard. Je prends donc la route pour retrouver mes parents et partager avec eux notre joie commune.
La sage-femme privée, alias notre grande sœur, nous rejoint.
Je ne sais pas pourquoi, mais tout ce qu’elle me racontait de Basile me faisait pleurer.

18 septembre 2004. 13h. Visites autorisées à la maternité. Vous inquiétez pas, on était à l’heure!
Enfin, Basile est dans mes bras. Enfin, je le sens et le câline.

Nous avons pu partager de magiques instants au tout début de sa vie. Des instants intimes, entre le bain et les câlins d’endormissement, les changes, ou juste les sommes, lui dans sa nacelle, moi sur le canapé.
Et Basile a grandi. Et nous avons continué à passer du temps ensemble. Tous les deux, ou avec ses parents.
Et il y a ces moments magiques où l’enfant reconnaît sa vieille tante et lui fait de délicieux sourires qui revigorent, même quand on en a marre, même quand la journée a été interminable. Un îlot de tendresse à lui tout seul.
J’ai eu la chance de partager des vacances avec Basile et sa maman. Douces vacances, surtout quand on découvre le monde à travers ses yeux. (Je suis sûre que je n’aurais pas vu tous ces tracteurs sans lui!).

Basile est tendre et doux. Coquin. Il sait y faire, il me connaît. Il réclame des chansons, des roulades, des câlins. Je ne peux rien lui refuser.
À peine ai-je passé la porte de sa maison que j’entends sa petite voix m’appeler, et à chaque fois je me sens plus fière d’être sa tata. Quand ses petites jambes se mettent à courir pour se jeter dans mes bras, c’est tout mon cœur qui tremble de bonheur. Quand ses petits yeux endormis me disent « assez do’mi, maintenant, manger des crêpes avec Marie! », mes bras s’emballent pour le sortir de son lit et lui voler un doux câlin. Quand, au moment d’aller se coucher, je lui demande qui va le mettre au lit et qu’il répond dans un sourire « Marie », je suis heureuse de sa douce reconnaissance.

Ses petits caprices s’effacent à chacun de ses sourires.
Ses gros câlins effacent toutes les peines du monde.
Ses tendres paroles mettent du soleil dans mes yeux.
Ses petites mains adroites qui cherchent à jouer m’attendrissent invariablement.

Et il y a eu ce 28 août 2006. Quand j’ai appris qu’il allait être grand frère. De joie, j’ai embrassé ses parents, pour les féliciter. Sa tétine en bouche, son doudou en main, le regard frustré, il m’a dit :
« -Basile veut aussi un bisous ».

Bébé, tu as de la chance. Ton grand frère sera exemplaire. Je l’imagine déjà protecteur et câlin, vigilant au moindre de tes besoins. Aimant comme il sait l’être.

Ce soir, j’ai eu Basile au téléphone. Un grand bonhomme de deux ans. Il m’a souhaité Joyeux anniversaire. Sans raison. Mais sa voix trahissait un sourire. Son sourire. Indéfinissable.
Je l’aime si fort, que chacun de ses gestes me fait fondre.

L’annonce de son arrivée m’a filé un sacré coup de vieux. Mais j’aime vieillir à ses côtés.

Multikiss, Maxitchao…
Par Marinette
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Lundi 15 octobre 2007
22 décembre 2005.
Une après-midi comme les autres.
Moins d’un mois que je travaille. Je suis plutôt crevée et, je l’avoue, pas très réceptive.
Après une matinée de boulot comme une autre, je rejoins mes parents chez ma sœur Hélène, son mari Stéphane et leurs deux enfants, Léonie et Augustin.
Pas très réceptive, donc je ne tilte pas sur le fait que ma sœur déambule encore en peignoir à 15h… Quoique, en y réfléchissant, ça lui était déjà arrivé dans d’autres circonstances…
L’heure du goûter, tout le monde s’installe, je traîne devant le PC, à une époque où Internet ne fait pas encore partie de mon quotidien. On m’appelle, et je me fais attendre.
J’arrive en traînant un peu des pieds, à côté de mes pompes…
Je ne me souviens plus des mots exacts. Je me souviens juste d’un profond sentiment d’étonnement mélangé à beaucoup de joie, et quatre regards braqués sur moi, à guetter mes réactions…
Un quatrième neveu ou nièce verra le jour en août… Alors ça !!! Si j’m’y attendais !!!
Sacré beau cadeau de Noël… !

Les mois défilent, les saisons se suivent, le ventre de ma sœur s’arrondit… Contrairement à sa précédente grossesse, la proximité géographique nous permet de suivre l’évolution de façon plus régulière.
L’été arrive, Bébé approche…
Je répète régulièrement à ma frangine que je souhaite qu’elle m’appelle à n’importe quelle heure, je lui donne et lui redonne le numéro de téléphone du boulot, etc.…
On attend déjà ce petit bout de chou mi juillet… Fin juillet, on commence à s’impatienter…
3 août 2006. 11h. Tournée des médicaments de midi. Devant la chambre 350.
Ma collègue restée à l’infirmerie vient doucement vers moi.
« -Marie, quelque un pour toi au téléphone, c’est une femme, elle a une voix fatiguée, tu ne crois pas que…
-Poussez-vous, ça doit être ma sœur… ».

Bingo. La petite voix fatiguée au bout du fil est bien celle d’Hélène.
« -Marie, ça y est. Jonas est né ce matin ! ».
Je suis aux anges. Je pose les questions d’usage et je décide direct de prendre des heures pour pouvoir aller voir Jonas. La journée va être longue, et pour cause !
Je raccroche, sous le regard médusé de mes collègues présentes. Ce sont précisément leurs regards qui m’ont empêchée de pleurer d’émotion… Non, pas devant mes collègues.
Les deux heures de boulot qui me restent sont interminables.

Enfin, je sors de là, je monte dans ma voiture direction Mathilde pour que l’on aille ensemble à la maternité. C’est là, dans ma petite bagnole, que je me lâche enfin… Les larmes coulent d’elles-mêmes, et personne n’est là pour les voir, heureusement, c’est mieux comme ça.
Je retrouve donc Mathilde et Basile, et nous filons voir Jonas et toute sa petite famille. Ils déambulent dans le couloir, en attente d’une chambre, explosion démographique oblige…
Il dort, il est beau comme un cœur, et son frère et sa sœur sont ravis de sa présence… Ma sœur pète la forme, et comme à chaque fois que je vois une jeune maman qui vient d’accoucher, je suis épatée par tant de pêche !!!

J’ai passé trois jours fabuleux à m’occuper de Léonie et Augustin autant que je le pouvais pour permettre aux heureux parents de s’occuper de Jonas.
Nous n’avons pas pu cajoler ce petit bout d’amour avant qu’il ne sorte de la maternité, une petite infection ayant obligé les médecins à l’hospitaliser.
Mais, à une semaine, nous avons assisté à son retour à la maison, c'était magique de les voir réunis, à prendre leurs repères avec Jonas à leurs côtés pour cette nouvelle vie à cinq.
Et depuis, on s’est rattrapés sur les câlins et les bisous.

Ce petit homme est espiègle et a un regard plus que prometteur.
Il ne parle pas encore, mais c’est tout comme. Ses yeux disent avec douceur tout ce que son petit cœur ressent.
Je me souviens d’un soir de mai où je le gardais et où l’absence de ses parents lui pesait beaucoup. Il me regardait avec ses yeux tout tristes, dans lesquels je lisais « c’est pas que je t’aime pas, mais Maman, c’est quand même ‘achement mieux ! ». On s’est câlinés, mais ça n’a pas suffit, et j’ai sûrement plus savouré que lui…
Il est sur la réserve, observateur, et je pressens qu’il sera un peu timide et très attentionné.
Il est rigolo et dynamique, il est doux et mignon…

C’est mon neveu, no comment, langues de vipère, ne venez pas dire que je ne suis pas objective, ce serait faux.

Il s‘amuse déjà beaucoup en cherchant du regard sa sœur et son frère, il s‘enhardit de plus en plus sur ses jambes, avec la démarche caractéristique des enfants…! Il a quatorze mois et demi, et c’est comme s’il avait toujours été là, comme si rien n’avait pu être possible en son absence…

Avec lui, je suis devenue Tata pour la cinquième fois. Un cinquième bonheur. Une cinquième tendresse. Une cinquième promesse de jours heureux à venir.
Une cinquième fois, je me dis que pour lui, je serai toujours disponible.
Une cinquième fois, je me dis que j’espère qu’ado, qu’adulte, il continuera à me regarder avec les mêmes yeux malins. Je me dis qu’alors, il n’écoutera plus mes histoires ou mes chansons, mais que, peut-être, il viendra avec confiance demander un conseil, une réponse. Je l’espère. Même si je sais qu'immanquablement, par moments, je passerai pour une vieille conne... (Suis pas dupe, gaga, mais pas dupe !).
Parce qu’à chaque période de vie ses priorités. Et parce qu’une Tata n’est pas là que pour rire, jouer, ou chanter. C’est aussi là pour rêver ensemble des moments heureux que nous continuerons à partager… et durant lesquels nous nous découvrirons un peu plus!

jonas.jpg

Je t'aime fort Jonas.

Multikiss, Maxitchao...


Quand je parle d'eux, je n'arrive jamais à faire des articles courts, désolée... !

Par Marinette
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Lundi 2 juin 2008
Il y a dix ans et un jour, Léonie naissait...
Il y a huit ans, c'est Anatole qui venait agrandir notre famille.

Et hier, on a fait la fête autour de Léonie... On a ri, on a pleuré, elle nous a ému... Un petit concentré de la vie auprès d'elle en somme.
Dix ans que je suis Tata, et que je refuse catégoriquement ce titre, sans pour autant refuser les câlins et instants magiques liés à mon nouveau grade.
Dix ans que je suis sa marraine, pour ma plus grande fierté.
Dix ans que cette belle des champs m'apprend plein de choses.
Dix ans... C'était hier...
Dix ans, prometteurs pour toutes les décénnies qui nous attendent.
Extraordinaire journée.
Merci à ceux qui se reconnaitront.

Multikiss, Maxitchao...
Par Marinette
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Dimanche 12 octobre 2008
Tu es la seule des six neveux et nièces que mes sœurs m’ont donnés à qui je n’ai jamais raconté l’histoire de sa venue. Ma partie de l’histoire.

Tu n’étais qu’un petit pois dans le ventre de ta Maman, ce 28 août 2006, quand j’ai appris ton existence. Tu as dû percevoir mes pleurs, à travers le liquide amniotique, tant j’étais stupéfaire et ravie de ta venue. C’était la sixième annonce de ce type dans ma vie, mais c’était toujours aussi fort, aussi bon, aussi violent et doux à la fois.
Et t’attendre fut si long, si tu savais… on s’est inquiétés pour toi. Tous, mais chacun en silence. On se persuadait que tout irait bien, parce que ça ne pouvait pas être autrement.
Un jour, ta Maman m’a emmenée avec elle à une échographie. Tu as mis ton pied dans ta bouche et tu as tiré la langue, et j’ai pleuré de te voir si vive, si bien dans ce nid que tu t’étais fait…
Mais quelle hâte de te tenir dans mes bras !
16 mars 2007. Tu étais clairement en routé, ta Maman et ton Papa m’ont demandé d’aller chercher Basile chez tata pendant qu’ils allaient à la maternité. Tu sais, ton grand frère savait ce qu’il se passait et était très impatient de voir sa petite sœur.
23h et quelques, ton Papa m’a téléphoné pour me dire que Lison était née et qu’elle allait bien. Mais je n’ai pas pu te voir, j’ai dû attendre le lendemain…
Je t’ai vue, si belle, si douce, si zen.
Comment font mes neveux et nièces pour se rendre si attachants à la première minute. Pour faire partie de moi en un millième de seconde, comme si jamais la vie n’avait eu de sens sans eux ?
Tu as dû comprendre tout de suite que tu me faisais fondre, non ?

Mais, vers tes 4 mois, je ne sais pas pourquoi, tu ne voulais plus trop être dans mes bras.
Je te soupçonne d’avoir voulu te rendre encore plus attachante ainsi, et on peut dire que t’as pas loupé ton coup ! Mais je t’ai eue… Ta Maman et moi t’avons emmenée en vacances quand tu avais 6 mois, et on peut dire que le partage du quotidien nous a réconciliées, quoiqu’on n’ait jamais été fâchées !
Depuis, tu uses de plein de stratagèmes pour me faire fondre, et je marcherai sur la tête pour toi, si je pouvais, je te décrocherais la lune, à toi, comme aux 5 qui t’ont précédée, et je crois que tu l’as vite compris.
J’aime tes sourires et tes éclats de rire quand ton frère fait le moindre mouvement devant toi.
J’aime te voir draguer ton Papy ou ton parrain.
J’aime te voir regarder Jonas timidement, avec dans les yeux une lueur de coquine qui se dit qu’avec lui, on se marrera bien.
J’aime ta façon d’appeler tes parents « Papa ».
Je suis cruelle, mais j’aime voir ta moue quand tes parents s’éloignent un peu de toi…
J’aime ces « aahaah » qui accompagnent tes câlins, ta tête posée sur mon épaule.
J’aime danser la capucine avec toi.

Et hier, j’ai aimé te voir, assise, attentive dans le lit de ton frère.
Il t’a rassurée, grand frère protecteur qu’il est. Il t’a dit que je t’aimais fort et que je l’aimais fort. Il t’a dit que je m’occupais bien de vous.
As-tu vu la larme qui coulait sur ma joue, tellement j’ai trouvé belle votre complicité ?
Il t’a apaisée, et j’en ai tiré un adorable câlin avant de te coucher.
On s’en fera d’autres, des soirées, ma Lisonette, aussi longtemps que tu le voudras…
Un jour, cette histoire, je te la raconterais dès que tu la demanderas. Tu voudras tous les détails, et tu rigoleras de savoir que j’ai pleuré de joie en sachant que tu arrivais, que j’ai tremblé d’inquiétude pendant que tu étais au chaud dans le ventre de ta Maman, que j’ai soufflé de soulagement en te prenant dans mes bras, que j’ai eu mal pour toi en te tenant la main à l’hôpital, que j’ai pleuré de peur que tu n’aimes plus ma présence, que j’ai ri de tes premiers éclats, que j’ai chanté pour apaiser tes angoisses et que j’ai été émue aux larmes de t’observer avec ton grand frère.
Et un peu plus tard, tu ne voudras plus entendre cette histoire que je rabâcherais comme une vieille tante plus dans le coup. Alors, je changerai mon fusil d’épaule, et je serai ton chaperon en concert ou au ciné, je t’emmènerai faire du shopping, j’irais ou tu voudras pour vivre encore de doux moments avec toi. Parce que je t’aime fort, Basile ne t’a pas menti.

Multikiss, Maxitchao…


Par Marinette
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