Les naissances des enfants de mes soeurs sont des moments incontournables de mon existence, d'où la création d'une rubrique exclusivement consacrés à eux cinq (pour le moment....!).
L'aventure de (Tata) Marie a débuté à l'automne 1997, quand ma soeur Hélène (n°3 sur 5) et son concubin Stéphane nous annoncèrent à Mathilde (n°4 sur 5) et moi qu'ils attendaient un enfant pour juin 1998... Bon, il est vrai qu'on est plutôt sensibles dans la famille mais je ne peux toujours pas décrire l'émotion intense que j'ai ressentie à ce moment là...
Du haut de mes 14 ans, je trouvais formidable l'idée d'être tata, que ma soeur devienne Maman... Très honnêtement, ce dimanche soir là, leur attente est devenue un peu la mienne...
L'automne et l'hiver défilèrent et déjà le bébé arrondissait le ventre de ma soeur et se manifestait à l'occasion, parfois même sous ma main... C'était magique! Ce bébé faisait partie de ma vie et en plus je faisais partie de la sienne...
15 février 1998, dimanche après-midi... En visite chez ma soeur et mon beau-frère... Autour d'un café, nous évoquons bien sûr le bébé... Tout à coup, tout s'accélère, et des paroles prononcées par Hélène atteignent mes oreilles: "Tu voudrais bien être la marraine de notre Bébé?". Submergée est le mot juste, sans rien contrôler, je pleurais à chaudes larmes et j'ai répondu stupidement "Tu veux que je pleure tout de suite ou maintenant??"... Par solidarité, les futurs parents et mes propres parents pleurèrent avec moi. C'était signé, je serai la fière marraine de cet enfant..
Je ne sais plus à quel moment exact de la grossesse, mais j'ai pu assister un jour à une échographie... Je ne me souviens de rien si ce n'est de ce bruit sourd, ce bruit qui illustre mieux que tout autre la vie : son coeur qui bat à tout rompre... Quelques larmes vite essuyées, non non, je pleure pas, je t'assure Hélène...Ce n'est pas mon genre de craquer pour si peu...
Au printemps, les parents de Bébé se dirent oui devant monsieur le Maire. Un peu avant ou un peu après (ma mémoire défaille sur les dates) nous avons su que Bébé était une fille et qu'elle se prénommerait Léonie... L'attente se fit alors plus concrète pour moi, je serai la Tata de Léonie, je jouerai avec Léonie, je calinerai Léonie....
1er juin. Quelques semaines plus tard, après un week-end en excursion à Taizé, je suis rentrée à la maison avec mes parents et ai filé raconter mon voyage à ma Mamama...lorsque ma mère entra en courant et en disant en alsacien "je suis grand-mère..." . Je n'y comprenais pas grand chose à l'alsacien, mais là je n'ai pas eu besoin d'interprète....
Vite, tout le monde en voiture, on passe chercher le frangin et direction la maternité.
Léonie est en Néonatologie, ma soeur est en maternité, elle resplendit, elle est Maman... Les quinze premiers jours, Léonie n'avait de contact qu'avec ses parents... Nous nous pressions derrière la vitre du service pour la voir et l'admirer...
Le 16 juin, sortie officielle de Léonie, direction sa maison... Une visite s'imposa ce soir-là, et enfin, j'ai pu la toucher, la prendre dans mes bras et lui dire au creux de l'oreille tout ce que je rêvais de lui dire depuis ce soir d'automne où j'ai su qu'elle arrivait... Nouvelle vague d'émotion... No comment, j'en pleure encore aujourd'hui...
Et les années passèrent, entre les petits sommes et les vraies siestes à ses côtés, les promenades, les tours de toboggan, les parties de loto, les épisodes d'"un gars une fille" et de "T'choupi", les câlins, les bisous et les "Je t'aime"... Léonie est unique, elle est extraordinaire, elle m'a certes fait devenir Tata mais m'a surtout appris l' Amour avec un grand A... L'Amour qui partage les soucis, les doutes et les épreuves, l'Amour qui donnerait tout pour cette nièce qu'on aime tant...
Léonie ne cesse de nous dire qu'elle nous aime....mais je n'arriverai jamais à lui dire combien je l'aime...
On m'avait prévenue, mais c'est encore plus fort que tout ce que je pouvais imaginer...
Multikiss, Maxitchao...

Qu'en dites-vous?