Les rêves et la réalité…
Toujours nombreux les rêves, donc à utiliser au pluriel. Mais unique la réalité, donc au singulier. Des rêves de gosse, puis des idéaux de vie, des projets, des envies. Des rêves de vie à deux, de construire quelque chose, de s’épanouir. Mais, pour résumer tous ces rêves en un seul et unique : l’aspiration à être heureux… N’est-ce pas celui-ci, notre plus grand rêve?
Ado, je souhaitais vivre à mon gré, m’assumer, chérir mes proches, me sentir entourée. Je souhaitais vivre, simplement… Mais je rêvais aussi d’un monde plus juste, plus tolérant, un monde avec plus d’équité, de solidarité. Un monde idéal.
L’heure du bilan…
J’ai vingt-trois ans, j’exerce depuis peu une profession qui me plait réellement, et dans laquelle je m’épanouis (il me semble). Je vis comme bon me semble, je fais mes choix, je décide, je me construis. Je me sens aimée, entourée et j’essaie de chérir mes proches dès que je le peux.
Mais le monde, lui, n’a pas changé. En prenant de l’âge, on se rend compte combien il est dur, injuste, et combien nos idéaux sont des utopies.
Un monde juste, une société tolérante, où les différences sont considérées comme des richesses, où la discrimination est un mot banni du dictionnaire. En fait, c’est exactement ce monde là, mon rêve.
Mais moi, à mon échelle, que puis-je y faire? L’intolérance me débecte mais je suis parfois intolérante… Quand j’en prends conscience, je me corrige. Et les autres? Ceux qui sont intolérants, ceux qui prononcent devant moi des paroles dures parce que… enfin, pour des conneries quoi? Je pourrais leur dire que je ne suis pas d’accord, discuter, défendre, prendre parti. On a tous déjà été confrontés à des paroles racistes, xénophobes, homophobes, des mots haineux qui nous ont fait frissonner. Il y a encore deux ans, pleine de bonne volonté, je me dressais contre ces gens, je livrais ma petite bataille. J’en ai honte mais je ne le fais plus. Je ne cautionne pas, je ne m’exprime pas, je me tais. En y réfléchissant se taire, c’est encore pire… Mais pourquoi tenter de changer les mentalités? Qui suis-je pour riposter face à ces paroles? Cela changera-t-il vraiment quelque chose? J’en doute…
Alors, j’abandonne mon rêve? Non, je n’en ai pas envie… J’ai envie d’y croire, de penser que l’Homme est bon, qu’il aime son prochain, qu’il aime vivre en société, au milieu de ses semblables, tous si différents, tous si enrichissants.
Je veux que mes enfants vivent dans la perspective d’un monde en mouvement, ouvert, d’une société qui s’adapte à sa population.
Les braves gens disent qu’il ne faut pas vivre à travers nos rêves, qu’il faut avoir les pieds sur terre… Je ne suis pas brave… Je ne veux pas me laisser bouffer par cette réalité froide et sectaire. Je garderais mes rêves d’ado, et avec eux, mon espoir et ma foi en la nature humaine. Tant pis si j’en souffre, tant pis si je suis utopiste, tant pis…
Et la France! La France, j’espère qu’elle y croira, comme moi, qu’elle ne se laissera pas aveugler par les médias, les langues de bois, qu’elle ne se fera pas berner par des gens avides de pouvoir, des politiciens rustres, fermés. Que les français ne croiront pas ces discours haineux que l’on nous dit réalistes… 2007 arrive, avec son flot de discours, de batailles électorales, de dénonciations, de prises de becs. 2007 arrive, les français auront à s’exprimer… J’espère que ma France à moi s’exprimera, qu’elle ira aux urnes avant de se reprendre une grosse gifle... Nous n'aurons pas à descendre dans la rue, si nous allons aux urnes...
Amis âgés de plus de dix-huit ans, que vous soyez intéressés ou non par la politique, vous êtes concernés, vous êtes responsables… N’oubliez pas votre inscription sur les listes électorales… Il sera alors possible d’y croire…
Car les extrêmes, c’est toi, quand tu ne vote pas…
Multikiss, Maxitchao...
Qu'en dites-vous?